Deux Marocains et deux Kenyans de l'Olympique de Marseille Athlétisme, engagés dans la Légion étrangère, ne pourront prétendre au titre national du 10.000 m vendredi à Marseille, le statut de légionnaire ne conférant pas de droit la nationalité française, a indiqué mercredi la Fédération française d'athlétisme (FFA).
Il s'agit des Marocains Tarik Bouzid et Ahmed Ezzobayry et des Kenyans Symmond Maurice et Jimmy Thimoty.
Ce n'est qu'après trois ans de service, et sur sa demande, que l'engagé peut demander sa naturalisation, a précisé à l'AFP Bernard Amsalem, président de la FFF.
"Nous avons découvert récemment que lorsqu'on était légionnaire, on n'était pas forcément français. On avait été alertés par un spécialiste des courses sur route qui s'étonnait que des athlètes de la Légion remportent régulièrement les primes réservées au premier Français. Nous avons donc fait une enquête avec notre service juridique", a expliqué M. Amsalem.
"Le bureau fédéral, à l'unanimité, prend acte à compter de ce 21 mai (NDLR: date de sa dernière réunion) qu'un étranger engagés à la Légion étrangère est étranger, sauf à justifier de sa nationalité française par un décret de naturalisation", souligne la FFF dans un communiqué.
Il y a quelques années, Mohammed Ouaadi et Driss El Himer, nés au Maroc et qui comptent parmi les meilleurs spécialistes français du marathon, ont ainsi été sélectionnés en équipe de France sur la base d'une méconnaissance des textes. Mais on ne revient pas sur le passé, d'autant que Ouaadi et El Himer ne sont plus légionnaires.

