Diagnostiquer la prise d'epo devrait bientôt être possible grâce aux gènes
Publié le 05/08/2004 10:10  

Dopage Dans le cadre d’une étude internationale coordonnée par le consortium de recherche australien «Science and Industry Against Blood doping», Skuld-Tech a réussi à mettre en évidence plusieurs «gènes-marqueurs» de la prise d’EPO qui devraient permettre, dans un proche avenir, de mettre au point la future génération de tests de dépistage.

Montpellier (France) le 22 juin 2004. Skuld-Tech et le consortium de recherche australien «Science and Industry Against Blood doping (SIAB)» ont lancé récemment des études fondamentales afin de révéler, grâce aux dernières technologies de génomique fonctionnelle, l’utilisation par les sportifs de produits dopants tels que l’EPO. Ce projet international, financé par l’agence américaine anti-dopage USADA, a impliqué de nombreuses consultations auprès d’experts en physiologie de l’effort, en hématologie, en pharmacologie, en génomique, provenant de différents pays : Allemagne, Australie, Danemark, France, Italie et USA. Cette étude pilote a été réalisée sur une quinzaine de sportifs de type européen des deux sexes. L’objectif est de comparer les profils «génomiques» de prélèvements sanguins des sportifs «dopés» à trois étapes : avant la première prise d’EPO, au moment où l’effet de l’EPO est à son maximum et après résorption de l’EPO. Même s’ils nécessitent d’être validés dans le cadre d’études cliniques plus larges, les premiers résultats obtenus sont très encourageants et donnent déjà certaines indications très intéressantes tant au niveau biologique que médical. L’étude fait ainsi ressortir que l’expression de plus de 60 gènes varie de manière importante entre les différentes étapes et met en évidence de potentiels marqueurs pour la mise au point de futurs tests de dépistage. Parmi ces 60 gènes, certains mériteront d’être suivis de manière plus spécifique dans les prochaines études. C’est le cas de quelques gènes dont l’expression diminue très fortement entre la première étape (avant dopage) et la dernière étape (après résorption de l’EPO). Cette chute du niveau d’expression de ces gènes pourrait impliquer, pour certains sujets, des effets secondaires non désirables. «Cette première étude est fondamentale pour notre société, a déclaré Didier Ritter, dirigeant de Skuld-Tech et chef du projet, car elle nous a permis d’une part, de valider le fait que nous disposons d’une plate-forme technologique la plus en pointe dans son domaine pour l’identification de gènes cibles ou gènes-marqueurs et, d’autre part, d’acquérir des données fondamentales pour la mise au point de futurs outils de diagnostic». «Nous sommes très satisfaits des premiers résultats obtenus dans cette étude, notamment grâce à Skuld-Tech, a déclaré Michael Ashenden, responsable du «Science and Industry Against Blood doping research consortium», car elle est un tremplin pour les prochaines investigations que nous souhaitons lancer dans les prochains mois.» ####### Skuld-Tech est une société de génomique fonctionnelle. Les domaines de recherche et d’application de la société sont l’oncologie et l’hématologie. Son ambition est de participer au concept pharmacogénomique qui va d’une part, «du gène au médicament» et, d’autre part, «du gène au diagnostic». Les produits de Skuld-Tech sont utilisés dans le criblage et le repositionnement de molécules ainsi que dans certaines études cliniques. La société propose également une gamme de services pour l’identification de gènes cibles ou gènes marqueurs. Skuld-Tech est promoteur des méthodes d’analyse sérielle pour l’établissement de transcriptomes (profil d’expression des gènes d’une cellule). Communiqué de presse de Skuld Tech Contact presse [1]


[1] Skuld-Tech - Philippe Outrebon ou Didier Ritter Tel. : +33 (0)4 67 41 97 48 - E-Mail : info@skuldtech.com