Le juste combat pour la parité des femmes
Pour la Fédération française d'athlétisme (FFA), les femmes sont rangées dans la catégorie "vétéran" dès 35 ans, contre 40 ans pour les hommes, et une association se bat pour faire reconnaître, là aussi, une parité.
Une ancienne internationale, Jocelyne Villeton, préside "Femmes en course pour la parité", association créée au mois de mai qui juge "discriminatoire" cette mesure fédérale, alignée toutefois sur les catégories de la Fédération internationale (IAAF).
"On a d'abord fait circuler une pétition qu'ont signée des entraîneurs, dirigeants de clubs et même un vice-président de la Fédération", explique celle qui fut douze ans membre de l' équipe de France et médaille de bronze au marathon des Championnats du monde à Rome en 1987.
"On a fait part de cette pétition à Philippe Lamblin (ex-président de la FFA, ndlr) en fin d'année. On n'a pas eu de réponse. «Ils» ont fait comme si on n'existait pas", continue-t-elle.
Las, les signataires n'ayant pas obtenu gain de cause, Jocelyne Villeton a décidé de monter un groupement qui prenne en considération non seulement la question des catégories d'âge, mais aussi d'autres différences de facto entre les athlètes féminins et masculins.
"Dans la plupart des courses, l'égalité concernant les primes est un leurre et parfois, sur place, on ne trouve qu'un seul vestiaire, indique encore la présidente. Au niveau des instances fédérales, tout est détenu par ces +messieurs+. D'ailleurs, il n'y a pas d'entraîneur national femme".
Egalité
La présidente d'honneur de "Femmes en course", Annette Sergent, considère elle aussi que la différence pratiquée entre les genres "n'a pas lieu d'être", et qu'elle "reflète le rôle de la femme dans la société, où tout n'est pas acquis aussi facilement que pour les hommes".
"La Fédération a fait des efforts en intégrant des femmes dans la nouvelle équipe, reconnaît-elle, mais du point de vue des résultats, ceux des femmes sont toujours moins mis en valeur que ceux des hommes".
Titulaire de deux titres mondiaux et quinze nationaux en cross, Annette Sergent, à la retraite sportive depuis 1997, avoue s'être "battue", en tant qu'athlète, pour obtenir certains droits. "Notamment au niveau financier, à l'époque il n'était pas question de récompenser les femmes par des primes de notoriété", raconte-t-elle.
Pour autant, les "Femmes en course" ne disent pas poursuivre un quelconque idéal féministe et ne veulent pas se battre contre les hommes, "ne serait-ce que par honnêteté vis à vis de ceux qui nous soutiennent", estime Jocelyne Villeton.
"On n'est pas là pour faire la guerre. Nous demandons juste l'égalité hommes-femmes. Certains sont rétrogrades vis à vis de cela, observe la présidente. Je n'ai jamais rencontré de problèmes, à l'intérieur comme à l'extérieur des stades, mais plutôt au niveau des dirigeants".
"A la base, les femmes sont moins nombreuses pour s'investir dans ce genre de tâches, concède pour sa part Annette Sergent. Il ne s'agit pas de tout bouleverser mais de faire disparaître la ségrégation. La mixité ne peut apporter que du bien".
Pour la Fédération française d'athlétisme (FFA), les femmes sont rangées dans la catégorie "vétéran" dès 35 ans, contre 40 ans pour les hommes, et une association se bat pour faire reconnaître, là aussi, une parité.Une ancienne internationale, Jocelyne Villeton, préside "Femmes en course pour la parité", association créée au mois de mai qui juge "discriminatoire" cette mesure fédérale, alignée toutefois sur les catégories de la Fédération internationale (IAAF).
"On a d'abord fait circuler une pétition qu'ont signée des entraîneurs, dirigeants de clubs et même un vice-président de la Fédération", explique celle qui fut douze ans membre de l' équipe de France et médaille de bronze au marathon des Championnats du monde à Rome en 1987.
"On a fait part de cette pétition à Philippe Lamblin (ex-président de la FFA, ndlr) en fin d'année. On n'a pas eu de réponse. «Ils» ont fait comme si on n'existait pas", continue-t-elle.
Las, les signataires n'ayant pas obtenu gain de cause, Jocelyne Villeton a décidé de monter un groupement qui prenne en considération non seulement la question des catégories d'âge, mais aussi d'autres différences de facto entre les athlètes féminins et masculins.
"Dans la plupart des courses, l'égalité concernant les primes est un leurre et parfois, sur place, on ne trouve qu'un seul vestiaire, indique encore la présidente. Au niveau des instances fédérales, tout est détenu par ces +messieurs+. D'ailleurs, il n'y a pas d'entraîneur national femme".
Egalité
La présidente d'honneur de "Femmes en course", Annette Sergent, considère elle aussi que la différence pratiquée entre les genres "n'a pas lieu d'être", et qu'elle "reflète le rôle de la femme dans la société, où tout n'est pas acquis aussi facilement que pour les hommes".
"La Fédération a fait des efforts en intégrant des femmes dans la nouvelle équipe, reconnaît-elle, mais du point de vue des résultats, ceux des femmes sont toujours moins mis en valeur que ceux des hommes".
Titulaire de deux titres mondiaux et quinze nationaux en cross, Annette Sergent, à la retraite sportive depuis 1997, avoue s'être "battue", en tant qu'athlète, pour obtenir certains droits. "Notamment au niveau financier, à l'époque il n'était pas question de récompenser les femmes par des primes de notoriété", raconte-t-elle.
Pour autant, les "Femmes en course" ne disent pas poursuivre un quelconque idéal féministe et ne veulent pas se battre contre les hommes, "ne serait-ce que par honnêteté vis à vis de ceux qui nous soutiennent", estime Jocelyne Villeton.
"On n'est pas là pour faire la guerre. Nous demandons juste l'égalité hommes-femmes. Certains sont rétrogrades vis à vis de cela, observe la présidente. Je n'ai jamais rencontré de problèmes, à l'intérieur comme à l'extérieur des stades, mais plutôt au niveau des dirigeants".
"A la base, les femmes sont moins nombreuses pour s'investir dans ce genre de tâches, concède pour sa part Annette Sergent. Il ne s'agit pas de tout bouleverser mais de faire disparaître la ségrégation. La mixité ne peut apporter que du bien".
Source AFP

