L'athlète belge Mohamed Mourhit ayant décidé de ne pas aller en appel d'une action en référé demandant la levée de sa suspension consécutive à un contrôle antidopage positif début mai 2002, est définitivement suspendu jusqu'au 4 mai 2004, selon l'agence Belga mercredi.
C'était normalement ce mercredi que l'appel d'un premier référé intenté par l'athlète Mohammed Mourhit aurait dû être traité. Mais l'athlète d'origine marocaine et sa défense ont renoncé à cette action après avoir entre-temps été déboutés dans une seconde action en référé.
Mourhit ne portera pas non plus l'affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne, indique Belga.
Mourhit devrait donc purger sa suspension de deux ans jusqu'à son terme (le 4 mai 2004) avant de tenter de se qualifier pour les JO d'Athènes.
La défense de l'athlète compte toutefois toujours obtenir des dommages et intérêts de la Ligue belge francophone d'athlétisme (LBFA), à l'instar par exemple de Katrin Krabbe, la sprinteuse allemande, pour qui un tribunal allemand avait ordonné il y a quelques années un dédommagement d'un demi-million d'euros dans une affaire comparable à celle concernant Mourhit.
Mohammed Mourhit, double champion du monde de cross-country (2000 et 2001) et recordman d'Europe sur piste des 3000, 5000 et 10.000 m, avait été suspendu pour trois ans (ensuite ramenés à deux ans) suite à un contrôle positif à l'EPO et au furosémide, un produit masquant, effectué le 3 mai 2002, deux jours avant le Mondial de semi-marathon à Bruxelles.
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