Une série de mesures prise contre le dopage dans le cyclisme

Date 26/01/2004 00:50:02
Sujet : Dopage


Après avoir réuni les principaux responsables du cyclisme français, Le ministre des sports a annoncé vendredi 23 janvier une série de mesures pour lutter contre les pratiques de dopage dans cette discipline. 

 Voici le communiqué de Mr Lamour, mInistre des sports



Jean François LAMOUR, Ministre des Sports a réuni ce matin au Ministère des Sports le Président de la Fédération Française de Cyclisme Jean PITALLIER, le Directeur Technique National du cyclisme, Patrick CLUZAUD, le médecin de la Fédération, le Docteur Armand MEGRET, le Président de la Ligue Professionnelle de cyclisme, Thierry CAZENEUVE et Jérôme NEUVILLE, un représentant des cyclistes de haut-niveau.

A l’issue de cette réunion, le Ministre des Sports a annoncé les 6 mesures suivantes :

1 - Afin de tenir le plus grand compte du suivi longitudinal des athlètes de haut niveau et compte tenu des inquiétudes que l’on peut légitimement avoir, Jean-François LAMOUR a demandé au président de la Fédération, qui a approuvé cette orientation, d’imposer une condition supplémentaire à la délivrance de leur licence aux cyclistes français soumis au suivi longitudinal.

La présentation d’un certificat médical de non contre-indication à la compétition, est imposée par la loi. Mais condition supplémentaire, ce certificat doit être délivré en systématisant le lien indispensable avec le dossier médical et les résultats des examens du suivi longitudinal, notamment biologiques. Les résultats de ce suivi pourront justifiés une mesure de retrait de licence, dans l’intérêt de la préservation de la santé du sportif.

Si les cyclistes de haut-niveau ne veulent pas satisfaire à cette obligation fédérale, ils s’excluront d’eux-mêmes de la possibilité de participer aux compétitions dont l’organisation relève par délégation de service public de la Fédération Française de Cyclisme. Cette mesure exceptionnelle que le Président PITALLIER proposera aux instances décisionnelles de sa Fédération pourra être étendue le moment venu par voie législative. Cette décision s’inscrit dans le cadre des politiques de prévention et de protection de la santé des sportifs.

2 – Le Ministre des Sports rappelle que les contrôles antidopage qui seront diligentés en 2004 par le ministère des Sports seront augmentés pour être portés, pour l’ensemble des disciplines sportives, au nombre de 9000.

Ils seront pour la première fois en majorité totalement et véritablement inopinés.

Les contrôles inopinés ont trop souvent été des contrôles en stages organisés.

3 - La répression des trafics de produits dopants suppose une parfaite coordination de l’ensemble des services de l’Etat, tant au niveau régional que national. La prise en compte de la dimension internationale de ces phénomènes doit, par ailleurs, être affirmée.

Complémentairement, notamment à l’action des commissions régionales instituées par le décret du 27 juin 2003 qui permet la transmission d’informations entre administrations dans le cadre de la lutte contre les trafics de produits dopants, le Ministre des Sports a décidé la création d’un groupe technique national d’échanges d’informations qui se réunira tous les trimestres afin d’orienter le plus efficacement possible l’action des pouvoirs publics. Il réunira, sous l’égide du ministre des Sports, des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé ainsi que du Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage. Il associera sur le plan technique l’Office Central pour la Répression du trafic illicite des stupéfiants dont l’action dans ce domaine sera intensifiée.

Dans le même temps, en relation avec les services des ministres de l’Intérieur et de la Justice, Jean-François LAMOUR rencontrera dans les prochains jours à Lyon, le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. NOBLE.. Les travaux et les actions dans le domaine de la lutte contre les trafics du service de coopération internationale qu’est INTERPOL doivent être renforcés.

Le Ministre des Sports effectuera une démarche de même nature auprès d’EUROPOL, Office Européen de Police.

4 – Le Ministre des Sports a rappelé que la lutte contre le dopage poursuit trois objectifs : la sincérité des épreuves, la protection de la santé des pratiquants et la préservation de l’exemplarité des sportifs de haut niveau.

Afin de satisfaire à cette dernière exigence, Jean-François LAMOUR demande que les sportifs mis en examen pour des faits concernant des trafics de produits dopants ne soient pas autorisés à participer à des épreuves qualificatives leur permettant d’espérer représenter la France aux Jeux Olympiques d’Athènes.

5 – Jean-François LAMOUR a, par ailleurs, demandé au président PITALLIER et au président CAZENEUVE de clarifier l’organigramme type des groupements sportifs et de s’assurer de la stricte correspondance entre les fonctions des membres de l’encadrement médical et paramédical et les diplômes obligatoires dont ils doivent être titulaires, en droit français.

Cette réflexion doit être étendue à l’encadrement des équipes amateurs.

6 – Jean-François LAMOUR a enfin demandé au président CAZENEUVE, au delà de ces mesures, de réunir les groupements sportifs français pour faire le point sur les conditions de contrôles internes susceptibles d’être renforcées.





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