Demi-fond: deux athlètes et un entraîneur 48 heures en garde à vue

Date 04/04/2005 09:04:17
Sujet : Dopage


Deux coureurs de demi-fond et leur
entraîneur du Stade Sottevillais (banlieue de Rouen) ont été relâchés
jeudi après 48 heures de garde à vue au SRPJ de Rouen et à Nanterre
(pour l'entraîneur) dans le cadre d'une enquête sur un présumé trafic
de produits dopants, sans être mis en examen.

Affirmant qu'ils n'avaient "rien à se reprocher", Mounir Yemmouni
(22 ans), champion d'Europe espoirs du 1500 m, et Rachid Chékémani (32
ans), qui a participé au cross court du dernier Championnat du monde de
Saint-Galmier (Loire), avaient été interpellés mardi soir par la police
à Rouen, selon le journal L'Equipe de jeudi.



Leur entraîneur Hassan el-Idrissi, ancien entraîneur de Fouad
Chouki, avait également été interpellé pour être entendu à l'Office
central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCTRIS)
de Nanterre.

En sortant de leur garde à vue, les deux athlètes ont lu un
communiqué dans les locaux de leur club. Ils ont refusé de répondre aux
questions des journalistes, se disant "à bout" et "n'ayant pas leur
tête". Ils ont indiqué qu'ils pourraient parler vendredi.


Yemmouni et Chékémani ont affirmé qu'il n'avait été trouvé chez eux
que des "compléments alimentaires et des vitamines". Ils ont ajouté que
les tests sanguins, capillaires et urinaires auxquels ils ont été
soumis prouveront que "les accusations (...) sont infondées".



"Chasse aux sorcières"


Leur entraîneur a lui affirmé dans un communiqué lu par la direction
du club de Sotteville-lès-Rouen que la police a "souhaité l'entendre
suite à l'interpellation des deux athlètes en possession de vitamine".


Selon L'Equipe, la compagne d'el-Idrissi, Carla Tavarez, elle-même
athlète, a également été arrêtée alors qu'elle remettait à Yemmouni un
colis de produits actuellement en cours d'analyse.


El-Idrissi a évoqué une "chasse aux sorcières (...) Certaines
personnes tentent de renforcer le processus de stigmatisation mis en
place depuis l'affaire Chouki".


El-Idrissi avait défrayé la chronique en 2003, alors qu'il était
entraîneur de Fouad Chouki, actuellement dans l'attente d'une décision
du Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant son contrôle antidopage
subi à l'issue de la finale du 1500 m des Mondiaux d'athlétisme, en
août 2003 au Stade de France.


Contrôlé positif à l'EPO (erythropoïétine), il avait été suspendu pour 24 mois, dont 18 mois ferme.


De son côté, la Fédération française d'athlétisme (FFA) a estimé
dans un communiqué que cette enquête "montre la pertinence du système
français de lutte contre le trafic de produits dopants" et souhaité
"que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Si les faits
reprochés s'avéraient exacts, la FFA, comme elle l'a toujours fait,
prendrait toutes les mesures nécessaires".





Cet article vient de La course à pied avec Coursapied.com
http://www.coursapied.com

L'URL pour l'article est :
http://www.coursapied.com/ixm_ixpnews.php?file=article&story_id=1066